13 février 2009
The art of stalking
12 février 2009
Hommage : gégène et chamamé



Que sont-ils devenus ?
11 février 2009
Ivanhoé Rioufol des Croisades

Ça monte, et c’est irrépressible. L’éditorialiste allume alors son PC, avec une certaine difficulté puisqu’il est pris de tremblements. Il lance un doc word et aussitôt, se produisent les mouvements rétropéristaltiques du duodénum, suivis d'une contraction du pylore avec atonie gastrique, puis d'un relâchement du cardia avec contraction simultanée du diaphragme et des muscles abdominaux - ce qui provoque la remontée des arguments. Guebouul-gwarg.

Mais peu importe, puisque l’effet se produit. Cette aseptisation des thèses métaconsanguines joue pleinement son rôle dans l’exacerbation des antagonismes culturels, vers un gros affrontement multipolaire, interethnique ou pluriconfessionnel, dont on aura beau jeu de dire, ensuite, qu’il était inévitable et que les droit-de-l’hommistes et les immigrés l’ont provoqué... Matez un peu la stratégie. Le fantasme de la Guerre de Tous contre Tous opposé au Retour à l’Ordre Moral Identitaire. Le reste n’est qu’une question de mots, et à ce jeu, Ivanhoé pratique un nivellement hors norme.
10 février 2009
La critique a des couilles comme ça

La critique de droite se met en scène, et elle affirme bien fort que la Littérature ne s’écrit que devant un bourreau, pour adopter le statut de Victime. Le critique de droite est un martyr, et au lieu d’éclairer les auteurs explosifs dont il traite, ce sont ses propres articles qu’il approche du feu pour se persuader qu’ils sont inflammables. D’ailleurs, la critique meurt jeune. La critique a du soleil sur son front, qui met dans ses cheveux blonds, de la lumière. La critique porte du Mennen et garde un morceau de rillettes sur le menton, mais elle a quand même le port altier et le profil aquilin. Elle ressemble un peu à Clint Eastwood, à Robert Redford, ou à Jean Sarkozy – enfin un truc classe.
A l’instar de n’importe quel bavasseur politique, le critique de droite nie toute pertinence au clivage droite-gauche, qu’il dénonce comme un trompe-l’œil éculé. Mais dans la seconde, il qualifiera tout ce qui lui plaît de droitier, et revendiquera un statut de « réactionnaire ». Et cette revendication lui suffit, comme il suffit au bobo parisien de se dire « de gauche » au milieu de son loft rempli d’art dégénéré, de musique téléchargée et d’odeurs prohibées. Rien de plus simple en effet que de s'apitoyer sur le monde entier quand on ne souffre que d'un tiers provisionnel un peu lourd, ou de la difficulté à se procurer de la coke à un prix décent... Et c'est bien ce qui rend fou le critique de droite : comment peut-on être blanc, catholique, bien portant et pété de thunes, tout en professant des idées séditieuses contre l'Ordre établi ? C'est bien sûr parce qu'on est un bobo pleutre qui se donne un genre entre deux vernissages au champagne. 07 février 2009
06 février 2009
La Consanguinité à son maxxximum !
Cette semaine, mention très spéciale à l'un des plus en vue des représentants internationaux de la Consanguinité. Il s'agit d'Avigdor Lieberman, leader d'un parti nationaliste israélien, que la psychose militariste ambiante a conduit à la troisième place des récentes élections législatives (en vue desquelles les différents partis de ce pays ont rivalisé de virilité guerrière). Et comme à chaque fois que le "sécuritaire" devient un zargument téléctoral, ce sont des consanguins, des fun-fascistes ou des populistes qui raflent la mise. Cela fut démontré dans l'hexagone, après que le Walker Texaw Ranger l'eût démontré aux USA un peu plus tôt.Dans une région où les fanatiques plus ou moins consanguins, mais mahométans, sont plutôt nombreux et virulents, il était donc bien évidemment indispensable, dans une logique belliqueuse et manichéenne comme doit en adopter tout bon intégriste, de promouvoir l'extrême-droite israélienne, dans ce qu'elle a de plus raciste et de plus virulent. Ainsi, c'est son leader, un bon gros consanguin truculent, qui s'est posé en arbitre des élections, et qui a pu faire basculer la majorité législative dans le camp des plus conservateurs.
On n'ose espérer une telle évolution en France, on n'ose même y croire : on n'ose croire qu'un Benoît Fleury puisse devenir professeur d'histoire du droit, par exemple, ou qu'un Philippe Vardon puisse devenir parlementaire, ou bien ministre, tiens.
Nous avons déjà eu l'occasion, ici-bas, de louer la saine propension de certains juifs à proner la consanguinité, qu'ils s'expriment d'ici ou depuis le Moyen-Orient. Ici par exemple, Alain Finkillkraut n'hésite que rarement à parler d'Israël comme une nation "pure" en bute à la "créolisation" du monde, et invoque plus ou moins ouvertement un statut spécifique, une "lumineuse exception", une appartenance "divine", au bénéfice d'une communauté religieuse - la sienne bien sûr. Ah : La Communauté ! Celle à laquelle Alain appartient, quand ça lui convient (parce qu'à d'autres moments, l'admirable s'efforce toujours de paraître un républicain anti-communautariste - quand il s'agit de fustiger des français musulmans, par exemple). Il est toujours plus facile de dégueuler sur des banlieues "rouges" ou "vertes" dans les colonnes de Haaret'z, que d'afficher sa métissophobie dans les pages du Monde...
Nous avons déjà eu l'occasion d'expliquer en quoi la judéophobie, cette antique thèse consanguine continentale, n'a décidément plus le vent en poupe, et qu'hormis quelques grands consanguins résistants à un certaine "pensée unique philosémite" (Jean-Marie Leborgne, Alain Soral, Robert Faurisson, et une bonne partie des sites consanguins leborgnistes, dont François Setouche n'est pas le dernier à héberger de fiers porte-paroles, mais également bon nombre d'antisémites d'extrême-gauche, ces fieffés rougeâtres ayant parfois leurs bons côtés), il ne faut décidément pas se clamer "antisémite". On serait mal vu à traquer des signes de violence ou de pédophilie dans la Torah. Certains consanguins le regrettent... Et d'autres, les plus radicaux peut-être, les plus résolus souvent, prônent une redéfinition plus large de l'antisémitisme, qui viserait, après tout, TOUS les sémites.
Et puis, au diable les pesanteurs bien-pensantes, décomplexons, que diable ! Après tout, "la France n'a pas inventé la Solution Finale". Et d'ailleurs, l'antisémitisme de plume n'a-t-il pas fourni parmi les plus belles pages de littérature consanguine ? Bagatelles, me direz-vous. Oui mais pas seulement.
Nous avons déjà eu l'occasion de décrire le schisme danteco-soralien, et de souligner le prosionisme pittoresque des consanguins occidentalistes qui ont emboîté le pas des Maurice Gné ou Ivan Rioufol. Sans parler des adorables petits soldats du fun-fascisme à Calebute Noir. Nous donc avons déjà eu l'occasion de dire combien la judéophobie n'est plus à la mode, et qu'elle sert plutôt parfois d'épouvantail masquant un léger accent d'islamophobie sous nos latitudes...
Certains consanguins sionistes, dont les efforts propagandaires sont presque dignes du regretté Goebbels, n'hésitaient pas par exemple à assimiler l'Autriche au IIIe Reich, à l'époque où le sémillant Jorge Haïder y empilait les discours sulfureux. Ils plébiscitent maintenant un ex-videur de boîte de nuit russophone, reconverti en Leborgne israélien ("c'est quand même un comble n'est-ce PAAAS Madame ChraZRAL ?") chantre de l'homogénéité raciale et religieuse. Gageons que Maurice Gné Dantec, qui de son côté ne manque jamais une occasion de dénoncer le "négronazi" Obama et son cosmopolitisme totalitaro-planétaire youpi tralala les sucettes à l'uranium, va en revanche se réjouir de la promotion politique d'un ultra en Terre Sainte...
Les lunettes noires de Maurice Dantec lui confèrent une super-vision bio-ionique et révèlent la réalité métacognitive du TOUT VA BIEN négronazi bolchévico-musulman.
Nettoyage ethnique, segmentations racistes, frappes nucléaires sur l'Iran ou l'Egypte : Avigdor Lieberman présente toute le programme du grand leader consanguin. Celui qui a des couilles au cul et qui met un point d'honneur à les montrer. Une sorte d'afrikaaner conquérant, qui certes ne parle pas encore très bien l'hébreu, mais qui endosse quand même les habits de l'ultranationaliste ancré dans sa terre. Et il est vrai que depuis l'appartheid et à part quelques sauteries en pays slave ou quelques coupe-coupes sombres en Afrique noire, on avait peu revu une telle détermination dans le suprémacisme ethnique.
C'est bien simple :
- Quand Ahmadinejad parle de "rayer Israël de la carte", c'est une folie criminelle. (Et c'est vrai : où donc renvoyer nos juifs à l'heure du Jugement Dernier ?)
- Quand Lieberman parle de bombarder ses voisins arabes, c'est de la "légitime défense". Après tout, au nom de la "sécurité" de l'unique état nucléaire de la région, on a bien le droit d'arroser ses voisins de bombes à sous-munitions, de tuer des milliers de civils ou de brumiser la bande de Gaza au phosphore : c'est un peu un attribut de droit divin.
Parce que, mes frères, sachez une chose : quand on est un vrai chrétien, on comprend le vrai sioniste, enfin bref, dès qu'on n'est pas musulman, hindouiste, socialiste ou homosexuel, on sait que I can kill 'cause in God I trust ! Yeah ! Dites, sérieux : ça nous change des délires des djihadistes ceinturés d'explosifs, nan ? Ben là voilà, la suprématie occidentale !
Construisons la Paix avec Olaf.
Alors donc, mes frères, quel meilleur choix, pour régler le conflit israélo-palestinien, que de promouvoir un ancien videur de boîte de nuit ? Tout le monde sait, et les consanguins bloggers de la réacosphère française en particulier, qu'un videur de boîte s'y entend comme personne pour rebomber un arabe. Il suffit d'aller sonder certains Macumba de province pour comprendre que la psychologie du portier est LA psychologie qui fait encore défaut à nos Eric Besson et autres Brice Hortefeux.
Alors oui, Avigdor Liberman renvoie le surestimé Sharon au rang de modéré un peu hésitant. Certes, Lieberman a tout pour foutre le feu aux poudres et booster tout autant les programmes "pan-israéliens" que les pulsions terroristes des intégristes arabes.
Mais que diable, mes frères, admirez quand même le résultat du travail de sape de nos propagandistes hexagonaux : quand les palestiniens votent à Gaza pour des fous de dieu sanguinaires et enturbannés à force de privations et de vexations, l'on parle parfois de leur nature violente et de leur fanatisme atavique. Nous n'inventons rien mes frères, c'est presque tous les jours dans les colonnes du Figaro. Et quand les israéliens font de même (juste après avoir déversé quelques kilotonnes de bombes alentour), on dit qu'il s'agit là d'une saine réaction immunitaire.
Oui, les républicaniens comme Eric Zemmour, BHL, le désopilant André Glucksman font beaucoup pour la sanctification de la consanguinité juive. Par exemple, l'inénarrable Patrick Balkany, qui célébrant le mariage de deux juifs dans sa mairie levalloisienne, explique doctement de sa grosse voix de vigile bourré que "les images des enfants palestiniens morts, c'est des photos truquées, on sait bien comment font ces gens-là !" pour enchainer sur un mémorable "qui donc fait la queue devant les ANPE, en France ? C'est pas des Cohen, hein, c'est des Mohamed !"... on reste pantois devant un tel élan de consanguinité assumée, joviale et convaincue (1). Patrick, dis-toi bien que depuis nos blogs de consanguins fans de grosses vannes racistes, on t'aime, Patrick, on te kiffe. T'es trop fun-fasciste, Patriiick.
Remarquez, mes frères consanguins, que nous savons fort bien nous scandaliser, sur nos blogs, d'une prétendue "islamisation de l'europe" actuellement en cours (et peu importe si aucun chiffre ne vient réellement corroborer ce mécano fiévreux et raciste)... mais que nous sommes beaucoup moins choqués par l'évolution ethnico-religieuse de la région judéo-palestinienne depuis disons une soixantaine d'années. Parce oui mes frères, Israël est un état oriental que notre propagande érige en état occidental. Israël est aussi à nos yeux, au grand dam de ses civils et des populations arabes environnantes, la tête de pont d'une certaine forme d'occidentalisme militant. Les consanguins conçoivent volontiers ce pays comme un "poste avancé" de la lutte contre le terrorisme islamiste.
Et bien plus encore que le nouveau premier ministre Netanyahu, Avigdor Lieberman symbolise cet emballement délirant de la réalité. Car qui mieux qu'un spetsnaz russe doté d'un QI de truite connaît la psyché orientale ? Qui plus que lui est légitime à revendiquer, à l'unisson avec les ultra-orthodoxe judaïques, la constitution d'une grande Allemagne Impériale du Tigre à l'Euphrate ? La consanguinité hébraïque a tout à apprendre des méthodes Poutiniennes. Regardez ce que le grand peuple russe a fait des tchétchènes, après tout.
Seule ombre au tableau : Lieberman promeut le mariage laïc. Plusieurs petits partis extrêmistes s'érigent donc ouvertement contre cette possibilité, qui ferait tache, avouons-le, au sein de ce qui est, rappelons-le, martelons-le, même si c'est un bobard aussi énorme que de présenter la Chine comme le paradis des droits de l'homme, "la seule démocratie dans cette région du monde". Les dirigeants israéliens sont aussi épris de pluralisme qu'Israël est ethniquement homogène (c'est-à-dire, pas vraiment). Mais, allons plus loin : n'y a-t-il pas qu'en Israël qu'on articule un langage clair ? Ses voisins arabes se contentent de borborygmes poussés entre deux curées de mammouths, comme chacun sait. Et au-delà, sachons voir les nuances : si Lieberman parle de mariages laïcs, ça reste dans le cadre d'une sacro-sainte "loyauté envers le Grand Israël, qui doit s'étendre de l'Alsace aux Pays Baltes."
A n'en pas douter, la consanguinité vient de faire un énooooorme progrès au Moyen-Orient. Nous autres, petits consanguins français qui n'avons de cesse de dénoncer la folie meurtrière des Hassan Nasrallah et des Mahmoud Ahmadinejad, restons donc tout naturellement totalement silencieux alors qu'un authentique consanguin accède à un poste clef au beau milieu d'une poudrière géopolitique. De là à dire que nous serions les complices des crimes à venir dans la région, il n'y a qu'un pas - que les gauchistes palestinophiles ont franchi depuis longtemps, dans leur obsession repentante et pacifiste du dernier ridicule.
Disons plutôt que nous sommes partisans de toute forme de "purification" ethnique où qu'elle se produise dans le monde, dès lors que c'est notre noble sang occidentalo-grumeleux qui triomphe des forces du mal marxisto-coraniques, et que c'est le sang des autres qui coule dans les caniveaux.
Gageons même que BHL verra en Lieberman une sorte de nouveau Jean Moulin. Il a bien réussi à voir en Michel Houellebecq un "ennemi public" (bien que Mesrine n'ait jamais bénéficié de mises en place aussi impressionnantes que le Dépressif de Cork, par exemple).
Ah ! mon médicament - merci.

Allez, frères consanguins. C'est en votant systématiquement pour d'anciens vigiles et d'ex-gudards qu'on se hissera, nous aussi, au firmament de la Consanguinité.
(1) Gageons que ces merveilleux propos parfumés au houblon sont également tenus lors des diners d'anniversaire du Sarkozar, et qu'ils suscitent moultes rires et accolades.





