17 janvier 2009

Eric mon Zemmour, ou le Phallus Blanc et les Poils Noirs

Eric Zemmour est incontestablement LE penseur consanguin de l'année. Eric Zemmour, c'est un peu comme un guide, un pourfendeur du prêt-à-penser, un chroniqueur hebdomadaire de la décadence française qui ressasse inlassablement les crimes mitterrandiens des années 80. Eric Zemmour est un phare dans la nuit islamiste qui a recouvert l'Europe - et qu'ont fuit Maurice Dantec et Davy PURsang, comme le firent jadis, il y a 60 ans, les dignitaires nazis qui redoutaient l'esprit politiquement-correct naissant qui allait les traduire devant les tribunaux bien-pensants d'un humanisme frelaté.

Mais comme le frontiste de base n'a malheureusement pas les moyens de quitter son zinc de rattachement pour s'installer outre-atlantique, il lui reste Eric Zemmour, chez Laurent Ruquier le samedi soir et dans le Figaro le lundi matin.

Car chaque semaine, dans les colonnes du très consanguin Figaro ou devant les caméras d'une télévision de plus en plus complaisante avec nos idéaux, Eric Zemmour se répand. Il se répand comme une évacuation sanitaire défectueuse, et étale sa saine xénophobie sur tout ce que la République compte de médias de masse. Impunément - les temps ont bien changé, il est loin celui où l'on attaquait Jean-Marie Leborgne en justice parce qu'il faisait des calembours qui n'avaient pas l'heur de plaire à l'establishment repentant et ethnomasochiste. Aujourd'hui, on glorifie la Franche souchienne en criant à la tribalisation - ou comment booster le communautarisme tout en prétendant le condamner.

Le racialisme ascientifique, la revanche du consanguin

Il y a deux mois, Eric Zemmour reprenait à son compte l'ignorance populaire pour affirmer que la catégorie "race" s'appliquait également à l'espèce humaine sur la simple base de la pigmentation de la peau, de la taille des lèvres ou de la courbure du nez. Bien sûr, de nombreux scientifiques ont hurlé à l'hérésie, ce qui prouve une fois de plus que cette science matérialiste et ratiocinante est ontologiquement munichoise.

Les "chercheurs", que le Sarkozar cherche d'ailleurs à mettre au pas en leur démontrant qu'une novlangue vide est plus efficace qu'une thèse savante, restent d'indécrottables empêcheurs d'endoctriner en rond. De toutes façons, il est proprement scandaleux de laisser la parole à un scientifique qui ne fait pas d'audience, surtout si c'est pour lui permettre de contester les stéréotypes et les clichetons que nos médiacrates distillent dans l'opinion. Eric Zemmour fait de l'audience, lui, il doit donc parler sans être interrompu ni contredit.


Le bébé blanc rit, sûr de sa domination. Le bébé pigmenté
revendique déjà des droits et youyoute sa vindicative complainte.


Alors bien sûr, un simple clic sur wikipédia semble confirmer que les "races" n'ont aucune existence scientifique en ce qui concerne l'espèce humaine. Mais comme n'a de cesse de le répéter l'auguste et mesuré Philippe Val, "internet c'est de la merde, touillée par des gauchistes antisémites qui se comportent comme des merdes, qu'ils aillent se faire enculer et s'ils me citent encore une fois je leur fais un procès, à ces merdes". Ainsi en va-t-il de wikipédia, qui a prouvé depuis longtemps son imperméabilité à l'iconoclaste philosémitisme militant des néodroitistes, et sa complaisance pour l'islamogauchisme en plaques de France-Palestine, n'est-ce pas, Philippe.

Plus généralement, que pèse la génétique, cette jeune thèse balbutiante, devant plusieurs siècles d'histoire judéo-chrétienne occidentale, blanche et lettrée ? Eric Zemmour a bien compris que le secret d'un dogme consanguin, c'est de l'affirmer le plus fort possible quels que soient les rires et les indignations qu'il suscite.

Eric Zemmour l'affirme : l'antiracisme est une idéologie. La preuve : la noble science du 19e siècle établissait très clairement la hiérarchie entre races. Le révisionnisme des 60 dernières années ne relève pas d'un quelconque progrès, mais bien d'une idéologie égalitariste qui met sur un pied d'égalité l'occidental héritier de Voltaire et de Gobineau, et le barbare sous-développé des latitudes exotiques. Qui nous dit VRAIMENT, au fond, que l'homme descend du singe, ou que la terre est ronde ???

Mes frères, il faut savoir se méfier de la science, et ne recourir à elle que lorsqu'il s'agit d'affirmer la supériorité occidentale sur la barbarie islamique ou l'obscurantisme africain, par exemple. D'ailleurs, Hitler appuyait sa théorie des races rampantes sur des travaux scientifiques, et on sait ce que ça a donné. Revenons-en donc à la bonne vieille intuition réactionnaire qui avait fait de la France et de l'Europe les maîtres incontestés du monde.


Très clairement, pour Eric Zemmour, cette ignoble "négation des races", qui s'appuie sur des travaux scientifiques précis, est aussi scandaleuse que la "sacralisation des races" des nazis. On reste déconcerté devant un sophisme consanguin aussi puissant. Balayons donc la science, qui s'est toujours montrée au service des idéologies de l'anti-France. ça fera plaisir aux Identitaires, à la Tribu K et aux leborgnistes de souche, bref aux consanguins. Puisque les nazis ont dévoyé la science occidentale pour en faire des chambres à gaz, c'est donc que les antiracistes actuels l'ont également dévoyée pour assassiner la France-Monsieur. Imparable, non ?

Zemmour, tel un afrikaner délicieusement anachronique, a le talent de transformer le racisme ordinaire en racisme intellectuel et décomplexé, en fustigeant au passage la science et son humanisme foireux. Alors que les anthropologues, les généticiens, les associatifs et les philosophes s'étranglent si ça les amuse, de toutes façons ont saura quoi faire de ces ayatollahs quand on aura pris le pouvoir...

Super Souchien contre les Nazis Métisseurs

D'ailleurs, si l'on veut bien en finir avec ce dogme de l'antiracisme, on légitime du même coup la colonisation, la traite des noirs et les génocides sud-américains, que la repentance bobolchévique présente à tort comme des crimes contre l'humanité. C'est logique.

En outre, contre le métissage obligatoire de notre époque, Eric Zemmour rappelle la saine "hiérarchie des cultures". Contre le relativisme culturel, Eric Zemmour souligne la traditionnelle suprématie blanche qu'une ignoble bien-pensance socialiste a réduit au rang de domination conjoncturelle et malfaisante. Eric Zemmour regrette tout simplement, à l'instar des blogs nationalistes de souche, que la culture française ne soit plus considérée comme LA culture supérieure à laquelle se référer. Eric Zemmour regrette la porosité des esprits français aux thèses du multiculturalisme, et la perméabilité des frontières hexagonales aux allogènes les plus foncés.

Alors à l'instar d'Ivan Rioufol ou d'Alain Finkillkraut, Eric Zemmour n'a de cesse de tonner contre les étrangers, ces hordes mahométanes qui pervertissent notre belle et grande nation et subsument l'esprit français. Eric tonne aussi contre les mirages de la science moderne et ses postulats égalitaristes que dément n'importe quel chantier de construction. Eric tonne beaucoup.

L'admirable polémiste du Figaro s'efforce de démontrer avec puissance et témérité la pertinence du mécano des Jean-Marie Leborgne, Georges Frêche et autres Alain Finkillkraut (le racisme républicanien ratisse très large sur l’échiquier politique et médiatique), qui ne voient l’équipe de France de football que sous l’angle de la couleur de ses joueurs. Zemmour a le courage d'aller encore plus loin, d’une part en passant de la couleur de peau (phénotype objectif) à l’affirmation d'une catégorisation "évidente" de l'espèce humaine en races (racialisme scientifiquement audacieux), et d’autre part en glissant de cette affirmation à l’idée d’une hiérarchie racialo-culturelle. C'est assez bien ficelé pour le spectateur lambda, même si ça ne résiste pas trois secondes à l'analyse. Après ça, on arrêtera de dire qu'il n'existe qu'une seule race humaine et une diversité de phénotypes et de cultures, mais bien différentes races, et des cultures plus ou moins morales et dignes. Et c'est bien ça l'essentiel, au fond.

Donc, la diversité, ok pourquoi pas, soyons "modernes". Mais qu'elle reste le fait d'une petite minorité, des noirs des jaunes des reubeus, et qu'ils laissent en paix la majorité monochrome et pétainiste, s'il-vous-plaît. Assez de ce diktat "diversité - parité", revenons-en aux bonnes vieilles valeurs traditionnelles, patriarcales et colonialistes.

Différence raciale = infériorité culturelle = inaptitude politique

En résumé, pour Eric, il existe des races, par nature différentes. Et comme à chaque race correspond une culture, et que les cultures sont hiérarchiques, on en déduit qu'une "race" étrangère importe nécessairement une "culture" incompatible, sinon inférieure. CQFD. Rappelons que le mahométan tranche la gorge des moutons dans sa baignoire alors que l'occidental a la pudeur d'industrialiser ça dans des abattoirs champêtres. Rappelons que le mahométan veut voiler nos femmes, alors que l'occident s'enorgueillit de les habiller en string (enfin, dans la mesure où le string ne choque pas l'intégrisme catholique, ce qui reste à démontrer). Rappelons que le mahométan est d'essence luciférienne, alors que le français de souche est d'essence divine, comme le montre l'histoire de ses institutions (du moins jusqu'en 1789, ensuite c'est la chienlit soixantuitarde qui règne).

D'ailleurs, sincèrement mes frères, l'état politique déplorable de l'hémisphère sud ne prouve-t-il pas par exemple que la culture noire est viscéralement incompatible avec le développement économique et la réflexion philosophique ?

Alors, raciste Zemmour ? Mais voyons, il mentionne alors ses origines berbères, celles qui le rendent douteux aux yeux des plus souchiens d'entre nous. Toutefois, Eric a "appris" que la culture de ses aïeux ne pouvait pas valoir celle de la France-Monsieur. L'immigration n'était une bonne chose que pour ses vieux, peut-être, mais ces nouvelles générations qui ne lisent pas les mémoires d'Edouard Balladur et qui se cognent le poing en guise de salut, au secours !

Cette "soif identitaire" que les immigrés épanchent en mordant nos compatriotes à la jugulaire !

Plus récemment, Eric Zemmour soulignait "qu'on ne s'étonne plus aujourd’hui qu’un ministre de la République prénomme sa fille Zohra. Cette soif identitaire (…) est le fruit vénéneux de l’antiracisme des années 80." Droit dans ses bottes de cuir dont il fait claquer les talons, Eric Zemmour martèle qu'un ministre, quelle que soit son origine et le casting présidentiel, est prié d'appeler sa fille Madeleine, ou Marie, voire Marie-Madeleine, mais certainement pas Zohra. Il y va ni plus ni moins du crédit du ministre, et de la survie de la race française. Il y va ni plus ni moins de la stabilité de nos institutions et de la suprématie de notre culture béret-saucisson, merde.

Eric Zemmour n'en est pas à son coup d'essai. Voilà longtemps que notre frêle petite vigie s'emporte, telle une oie du Capitole, contre la "féminisation" de la société, qui entraîne la décadence de l'Occident viril. Eric Zemmour a consacré un ouvrage entier en 2006 à la dénonciation des féministes ("le féminisme porte en lui, comme tous les mots en "-isme", un totalitarisme", encore une démonstration infaillible). Il s'agit là de la traduction médiatique de notre thèse fondamentale selon laquelle la femme trimballe naturellement vices et maladies. D'ailleurs, c'est bien cette salope qui a croqué dans la pomme il y a 6.000 ans. Eric Zemmour, à l'instar d'Alain Soral, sait combien il est urgent de protéger son petit zgueg des menaces féministes et islamiques. Mieux : c'est parce que l'homme occidental n'a de cesse de se féminiser sous la double impulsion du féminisme et de "l'idéologie gay" qu'il est aujourd'hui sans défense contre l'invasion barbare.

Super Souchien contre le Deuxième Sexe et les Invertis du Marais

Que dire encore de "l’idéologie gay" ? Eric Zemmour a déjà eu l'occasion de déclarer, dans son ouvrage "le Premier sexe, le plus gros, le meilleur", qu'en homme véritable, jamais il ne changeait les couches-culottes de son enfant, afin de ne pas perdre sa virilité en s’abaissant à cette tâche intrinsèquement féminine. Eric Zemmour sait tout de ceux qui veulent s'en prendre à sa virilité, et il ne se laissera jamais castrer par qui que ce soit. Au fond, l'ensemble de ses interventions sur le féminisme, l'antiracisme, la culture ou l'homosexualité se résument à ça : Eric répète et répète qu'il ne laissera personne, personne entendez-vous, lui dérober sa virilité. A bonne entendeuse, salut. Sus au matriarcat, mort aux pédés, dehors les immigrés, on est des mecs oui ou merde !

D'ailleurs, Eric Zemmour n'affirmait-il pas, en 2006, que "le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. De la différence des sexes. Il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant" ? Voilà qui réjouira tous les consanguins dont les poils constituent les divins Stigmates. Et qui font qu'une femme est avant tout priée de fermer sa gueule, et qu'un pédé doit avant tout travailler à revenir dans le droit chemin et abandonner son obsession névrotique pour les fesses d'Eric Zemmour.

Le poil !! Le fier consanguin l'a sur le torse, signe de sa conquérante virilité, alors que l'allogène l'a dans la main, signe de son atavique fainéantise.

Le poil, symbole de virilité, l'axis mundi du consanguin.
Si le derme est blanc, leur combinaison confine au divin.
Si le derme est pigmenté, leur combinaison confine au démoniaque.

De la hiérachie des cultures à l'activisme anti-français des populations pauvres

En 2008, Eric Zemmour a également signé un roman, "Petit frère", dans lequel il dénonce avec force cette perversion qu'est l’antiracisme, ce "communisme du XXIe siècle". Dans son livre, Zemmour lance une admirable croisade contre la défrancisation du pays, et s'attaque, quel courage, aux dialectes grammaticalement bâtards des jeunes de banlieue, surtout s’ils sont arabes ou noirs. Pour Zemmour, c’est là la fin de la nation française, les futures guerres tribales risquant de faire disparaître les "vrais français" qui sont déjà largement minoritaires dans leur pays, et qui seront contraints de s’adapter aux coutumes sauvages des nouveaux arrivants.

Car non seulement les homos veulent tous enculer Eric Zemmour, mais les arabes veulent tous le convertir à l'islam.

Eric Zemmour sait de quoi il parle, bon dieu : il vient de la banlieue, comme il n'a de cesse de le répéter (enfin, du 18e arrondissement, ce qui relativise la taille des barres de béton). Et comme le défunt Berge de Seketch l'a dit un jour : "les banlieusards sont des agents dormants du Jihad maçonnique". Dans le roman d'Eric Zemmour, un infâme personnage féminin revendique haut et fort vouloir se gaver de bites, de grosses bites... "Et cette fixation sur le génitoire masculin (decolleté chez les arabo-juifs, massif chez les négro-trotskistes), c'est quand même un trait de l'Anti-france non ?"

Constant dans la dénonciation de tout ce qui menace la France Virile et Judéo-chrétienne, Eric Zemmour est le chantre infatigable de la réhabilitation de la France Eternelle, la France blanche, phallocratique et hétérocentrée. Rendons grâce, frères consanguins, à Eric Zemmour, qui a le talent de dégueuler partout ce qui aurait valu des dizaines de procès à Jean-Marie Leborgne il y a encore 10 ans.

Eric Zemmour est là pour rappeler au consanguin que sa nature éternelle, c'est sa Virilité. Contre les femmes, contre les homos, contre les jeunes, contre les musulmans, contre les humanistes et contre internet, le consanguin doit cultiver sa virilité et brosser ses poils. Ce sont eux qui font sa spécificité.


Eric Zemmour à Poil.

Sous le sombre diktat bolchévico-mitterrandien, rappelez-vous, nous ne pouvions que péter devant la télé. Emettre des propos néandertaliens nous exposait alors au procès vengeur ou à l'opprobre publique. Aujourd'hui mes frères, il est possible de vomir en direct dans le poste ! Avec Finkielkraut et Zemmour en héraults aussi passionnés que passionnants, l'élite intellectuelle consanguine peut désormais marcher "tête haute et mains propres".

Eric Zemmour balise le terrain. A force de marteler que la science dit des conneries, que l'antiracisme est un néocommunisme, et que certaines cultures en valent bien d'autres, Eric ouvre grand la porte des statistiques ethniques et facilite la consécaration légallle des contrôles au faciès. Deux préalables indispensables au tarissement du déferlement des hordes mahométanes et des terroristes clandestins, ainsi qu'à la sauvegarde du jambon-beurre dans nos brasseries.

Qu'on se le dise, Eric Zemmour n'aura de cesse de se battre qu'une fois qu'on aura restauré une France Virile, bonapartiste, composée de bourrins blancs et cathos qui cassent du pédé le samedi soir avant de rentrer mettre une cartouche à bobonne sagement occupée à langer ses douze lardons - histoire d'entretenir sa Haute Condition de "Prédateur" après qu'on ait bouté les étrangers et les antiracistes loin de nos frontières. Qu'on se le dise, Eric Zemmour distille la petite musique accordéonnée de la Réaction la plus sèche, la plus aboutie, la plus consanguine qui soit.


Rendons grâce aux fillettes qui repoussèrent Eric pendant sa jeunesse et aux gays qui le réconfortèrent ensuite. Aujourd'hui, malgré ses membres malingres et son dos vouté, Eric Zemmour fait indubitablement partie de la race des grands hommes.

13 janvier 2009

Nostalgie

09 janvier 2009

Merry Crisis and Happy New Fear

Plusieurs drames ont marqué la fin de l'an de Grâce 2008. L'élection à la tête des USA de Barack Hussein Ossama, un démocrate, un métis gauchiste multilatéraliste sataniste. Presqu'en même temps, la Tour de Babel boursière, la Pythie ultralibérale aujourd'hui condamnée par nos propres néolibéraux, plongeait le monde dans le marasme économique et l'angoisse matérialiste.

Et puis 2009 s'est ouvert sur d'excellentes nouvelles. De partout le cri de guerre consanguin retentit ! Quelle joie ce fut, par exemple, de voir de dangereux terroristes d'ultra-gauche autonome, de sanguinaires barbares qui n'hésitent pas à s'en prendre aux horaires de la SNCF, capturés par les Forces de l'Ordre et élevés au rang de djihadistes ceinturés de dynamite !

Les premiers jours de l'année ont apporté leur moisson d'agressions racistes quotidiennes, de massacres ethniques moyen-orientaux, de sionisme terroriste, de terrorisme islamiste, de synagogues attaquées à la BMW 528, de tags antisémites, de dialogues Houellebecq/BHL, bref les sujets abondent qui abreuvent le fanatisme identitaire de nos réacons 2.0. A commencer par les tempêtes consanguines sous d'exotiques latitudes.

Infranationale Consanguine

Sur leurs blogs, nos frères de sang, nos frères français, claquemurés en leurs domiciles, pérorent et jacassent à propos du si pratique conflit israélo-palestinien. Dans les rangs des natio-frontistes et autres identitarés, on le répète tous les jours : l'armageddon que déclenchent actuellement des extrêmistes israélites contre des extrêmistes islamistes - et plein d'arabes au passage, ne peut qu'avoir un puissant écho dans notre bel et grand péhis. Des feujs qui pètent des reubeus, chouette ! Un conflit qui permet aux consanguins de dégueuler dans tous les sens, qui son islamophobie, qui son antisémitisme, qui son cynisme programmatique, qui sa connerie combattante. Quelle joie !

Attisez, attisez, il se cramera bien quelque chose.

Dans ce contexte, bien entendu, les autorités républicaines craignent une "importation du conflit" dans l'hexagone (probablement la Syrie et l'Iran font-ils déjà passer des armes de destruction massive aux rappeurs d'Ile-de-France à cette fin). Et hop, nous empruntons une fois de plus le téléporteur magique qui relie directement les banlieues françaises à la Bande de Gaza. D'ailleurs, comme dirait Eric Zemmour : "si les habitants de Seine Saint-Denis ne tirent de roquettes sur personne, c'est seulement parce que tous les juifs ont déjà fui le département."

Tout est permis, frères consanguins ! Un putride blogger kougloréactionnaire peut utiliser les photos d'une ville arabe en flammes pour illustrer son article sur les émeutes à Clichy-sous-Bois ; un infiltré païen au brushing impeccable publie des essais géopolitiques sur "l'intifada sur marne" ; le choc des civilisations est un hit dans toutes les librairies, et dans le pays, de jeunes crétins lobotomisés se réclament d'un camp ou d'un autre pour densifier leurs petites haines ordinaires et leur querelles de banc public. Et au milieu : NOUS, les consanguins, les petits souchiens sans défense, recroquevillés dans leur petit pays tourmenté par la crise économique, les intempéries hivernales et l'augmentation de la redevance télé. En proie à la mondialisation. En bute à l'islamisation. Aaaaaaaah.

Le schisme danteco-soralien, le retour

Bien sûr, le fameux schisme danteco-soralien se fait ressentir. Nos familles consanguines s'affrontent dans d'impressionnantes algarades, dignes des plus admirables pamphlets littéraires ("Bande de youpins ! ... Suceuses de bédouins !..."). Mais globalement, l'islamophobie pulse aux tempes consanguines comme jamais. Les Calebutes Noirs par exemple, nos inénarrables karikatures dantequiennes, se réjouissent assez ouvertement de la mort de tant de musulmans. Les "truies" dont le Gné parlait sur une obscure radio kaibécouése sont phosphorisées puis découpées en rondelles.

Et les fans primotraditionalistes du Démoli-de-Montréal s'astiquent le coraya devant l'arrogance militariste israélienne, devant la violence d'une armée d'autodéfense qui bousille des écoles, et flatte leur mystique de substitution. Car en vérité, comme certains bobos rêvent d'être noirs et de porter des dreadlocks, certains de nos Calebutes Noirs se découvrent israéliens par alliance, ou s'affirment kabbalistes intérimaires. Ces fierzénobles dantequiens enragent en fait contre leur troisième paupière... celle qui se rétracte sur leur troisième oeil, vous savez. Pensez donc : une mythologie communautaire prépondérante et des affrontements réguliers avec les mahométans ? N'importe quel consanguin en rêve.

Dring, le bureau de tendances

Prenons l'exemple de l'animateur social du Dring, le Mickael Vendetta des réacs, le Dolph Lundgren de l'édition, la Sylvie Noachovitch du quartier Mouffetard. Sa meute de pigistes et lui n'ont de cesse de clamer la consubstantialité du Hamas et du Jamel Comedy Club.

Car voyons, soyons concis : si Samy Nacéri file en taule à chaque fois qu'il se burine à la vodka, c'est bien la preuve que tous les arabes cachent des lance-roquettes dans leurs pantalons.

Davide PURsang, qui va finir albinos à force d'être blanc et blond, mais dont le flow évoque les premiers éliminés de la Nouvelle Star, Davide héberge sur son blougounet éPURé un sympathique petit éphèbe slave qui prétend mieux lire le Coran qu'un musulman, et comprendre, lui, l'éphèbe, que l'islam est en fait une peste démoniaque inventée par Mammon. Il faut dire que cette petite peste à Calebute Noir est philosophe... Eh oui, ça n'est pas à la portée du premier frontiste venu de traquer les indices du Mal dans les sourates ! Un éphèbe délicieusement glabre et réac en sait nécessairement plus que n'importe quel musulman sur l'islam, qu'on se le dise.

Coin droit : fun-fasciste à caleçon noir

De fait, ces Calebutes Noirs sont assez reconnaissables : arrogance suprémaciste, sympathies bushistes, et islamophobie de série (option pro-sionisme braillard pour seulement 1 euro de plus).

Fdesouche, le cabinet de curiosités

A l'inverse, les soraliens sont plutôt terroir, et se défoulent sur les fameux métalobbies judéoatlantiques zoltariens, qui les persécutent depuis qu'ils sont en âge d'écrire des cochonneries sur leurs cahiers de texte. "Pourquoi diable les juifs sont-ils toujours impliqués quand ça pète ?" se demandent toujours malicieusement les soraliens, qui pensent également que les juifs tiennent la finance et les médias, que le nombre de chômeurs français s'explique par le nombre d'immigrés, ou que le réchauffement planétaire est une lubie d'écologauchiste. Les soraliens pratiquent le Rite Secret de l'Antique Judéophobie. On en croise souvent sur fdesouche, où comme vous le savez l'on pratique l'Antique Rite Secret à tout âge.

Coin gauche : soralien à caleçon tricolore

On notera toutefois que cette tendance consanguine se coule moins bien dans le moule de l'époque. Les ténors soraliens sont plus rapidement martyrisés et cloués au pilori par la presse aux orrdres de l'establishment cosmopolito-libérraal... que ne le sont les ténors dantequiens. Ces derniers, réjouissons-nous mes frères, ont pignon sur rue depuis que la Grande et Défunte Amérique Bushiste a érigé la guerre mystico-préventive-sur-population-mahométane en croisade civilisationnelle. Notre Rite Secret de l'Islamophobie Totale bénéficie de relais consanguins bien mieux placés aujourd'hui. D'ailleurs, comme dirait Eric Zemmour, "ça n'étonne plus personne qu'une ministre reubeu donne à sa fille un prénom reubeu ? Y a que moi, dites ? Sérieux ?". Non Eric, il n'y a pas que toi. Les consanguins pensent comme toi. Et tes confrères aussi, Finki la Pleureuse, Vanvan Rioufol ou P. A. Taggy ne disent pas autre chose. Ceux-là mêmes qui suggèrent narquois dans les grands médias que SOS racisme encourage le racisme et que l'islam n'est pas soluble dans la République.

Dans la foulée, une tendance atypique mais ramifiée, ce qu'on désigne parfois comme les chrétiens sionistes, fans du Likoud, applaudissent devant ce qui se passe. On trouve là de délirants admirateurs de Dick Cheney, comme de très ordinaires profs de province juifs par leur père...

"J'aime pas les juifs, mais j'aime tellement pas les arabes..."

Encore mieux : nous trouvons même dans nos rangs quelques identitaires païens pour tenter, pour oser la synthèse. En clair, il souhaitent ardemment que juifs et arabes s'entre-annihilent définitivement, histoire de purifier l'air. Ces consanguins d'excellence, ces visionnaires génocides, soulignent que les communautés juives comme arabes hébergées en France s'opposent systématiquement à toute manifestation d'émancipation racialo-nationaliste souchienne.

Et par conséquent, s'ils admettent une "plus grande proximité culturelle" avec un israélien qu'avec un gazaoui, ils n'en appellent pas moins à la disparition pure et simple de tous ces sémites qui occupent les JT et retardent le Kéno. Pour eux, l'affrontement israélo-arabe n'est qu'un "conflit extra-européen", une aspérité dans un front commun, celui de tous les orientaux contre la Grande et Belle Civilisation Oxydentale. Consanguins entre tous, consanguins d'exception.

Et à l'instar d'un cadre du Hamas ou d'un général israélien, nos braves résistants identitaires le clament : "Les nôtres avant les autres". Ces consanguins, dont ce viride rongeur musqué qui empile les anathèmes racistes sur son blog, veulent fédérer la volonté des camps soralien et dantequien, pour leur rappeler l'essentiel : il faut se détacher de ces conflits régionaux pour se concentrer sur la seule vraie baston qui vaille : flinguer tous les étrangers vivant en France et/ou susceptible d'y venir ou d'y transiter un jour.

Le Choc des Civilisations, prologue

Le contexte est favorable. L'histoire récente apprend qu'on doit ravager deux fois un Irak qui lance ses chars sur les champs pétroliers du Koweit, et qu'on doit seulement faire les gros yeux à un Israël qui tire ses missiles sur des écoles ou des hôpitaux entre deux mitrailleuses du Hamas. En fait, une passionnante rhétorique est mise en place pour distinguer une "roquette islamiste mortifère" d'une "frappe israélo-chirurgicale". Ah, les subtilités langagières de la géopolitique ! Alors bien sûr, les belles âmes gauchistes font pression, les beaux esprits pacifistes s'insurgent, et les manifestants manifestent. Du coup, certains journaux se demandent, du bout des lèvres, si c'est pas, par hasard, "la guerre de trop" (le journal en question ne donne pas le seuil à partir duquel les guerres deviennent surnuméraires). Mais quel inutile débordement d'humanisme... Cet esprit bisounours n'a pas place dans la Réalité Réelle du Choc Perpétuel des Civilisations ! Le décidément poisseux André Glucksmann n'explique-t-il pas avec talent qu'il n'y a pas "disproportion" entre un groupe de fanatiques qui balance des cailloux et des roquettes au petit bonheur la chance, et une armée lourde et high-tech qui largue des tapis d'obus et compisse allègrement le droit international des onucrates (qu'on qualifiera plus volontiers "d'onuzis") ?

Mais, malgré tout ce qui les sépare (au fond, une question de priorité dans la haine du Sémite), la mouvance dantequienne épouse souvent sa soeur soralienne. Et elles s'enroulent autour de l'axe historico-théorique de Guillaume Faye, elles s'enroulent, s'enroulent comme une hélice d'ADN pur, un ruban de Möbius thermo-cognitif, un caducée de cobalt et d'irium aux troublants orifices, (damn, j'entends déjà David PURsang chanter ces paroles...), un tire-bouchon en fer... un truc en spirale quoi. Et tous se reconnaissent dans la Kroisade contre les islamogauchistes, ces négateurs de la supériorité blanche traditionnelle, ces réviseurs d'histoire coloniale, ces multiculturalistes béats.

C'est simple, à la fin :

Eux.



Nous.

Consanguins ! Répétez-le vous : il n'y aura jamais de "guerre de trop". De même que les palestiniens ne vivront en paix que lorsqu'ils seront finlandais, les consanguins ne vivront en paix que lorsqu'ils seront débarrassés de tous les Autres. TOUS. LES. AUTRES. La consanguinité en définitive se définit CONTRE le reste du monde. Il lui faut donc, de tous temps, un ennemi.

Le schisme danteco-soralien au fond, c'est notre querelle des Anciens et des Modernes. Mais au-delà, les consanguins doivent se préparer pour la Reprise Contre-Révolutionnaire Néo-Traditionnelle Assassine, parce que nous aussi, on veut hacher de l'allogène et de la sous-race !

06 janvier 2009

Alliances consanguines et tares congénitales

Notre belle et grande Consanguinie prend parfois des allures d'orgie dans un asile de détraqués, de partouze dans la Cour des Miracles. Ainsi, amusante anecdote, l'inénarrable Dieudonné - trop noir pour être respectable, trop antisémite pour être condamnable (ou l'inverse) - a récemment invité sur la scène du Zénith l'injustement mésestimé Robert Faurisson, historien méconnu et Professeur de Lettres Insanes. Monsieur M'Bala M'Bala, l'ancien compagnon de Monsieur Semoun... (vous voyez ce que ça donne, la France multiculturelle ?) a donc tendu le micro au célèbre théoricien des chambres à vent et de la disparition magique de 6 millions de juifs. Pas le plus consensuel des consanguins, loin s'en faut.

D'ailleurs comme dirait Alain Finkielkraut, "Si un vieux négationniste dégoulinant monte la sur scène du Zénith, c'est bien la preuve que les jeunes de banlieue parisienne veulent rayer Israël de la carte".

On mesure l'audace intellectuelle de l'humoriste. Non, pas Finkielkraut, Dieudonné. Prochainement en tournée, celui-ci devrait d'ailleurs tendre le micro consécutivement à Youssouf Fofana, Ratko Mladic, Guy Georges, Ayman Al-Zawahiri, Magnéto, Saroumane et la Pie qui Chante. De là à dire que Dieudonné est un "leader de l'extrême-droite en France", il y a un monde. Nous avons quand même d'autres figures de proues ! Et ensuite, vous admettrez que... qu'il manque de... enfin qu'il n'est pas... enfin, qu'il est Autre, quoi.

Cependant, mieux encore, Dieudonné a invité le noble vieillard devant une foule d'authentiques consanguins : les LeBorgne père & fille, Sir Alain de Benoîste, le post-gudard Frédéric Chatillon, autant d'individus parfaitement fréquentables pour un dantequien. Certes un peu folkloriques, trop cocardiers et pas assez high-tech, mais parfaitement fréquentables. Car sur tout blog soralien, on n'est jamais qu'à un ou deux clics d'un blog dantequien... D'ailleurs, les deux auteurs dont les mouvances ont tiré leurs noms sont symboliques : ils jouent aux gros bras, mais se lancent régulièrement des oeillades énamourées, et se retrouvent toujours sur l'essentiel : détruire l'Antifrance. Si l'on osait un parallèle vertigineux, Soral est un peu le Lénine souchien. Dantec, son Trotsky.... Euh..

Hein ?

Il semble que nous nous égarons. Nous frôlons même le blasphème, l'hérésie. Disons que l'un mène un combat dans l'hexagone, que l'autre souhaite plutôt encourager dans le monde entier...

(Frère Toxoplasmose : "vous réciterez 6.000 Je vous salue Patrie, mon fils").

Au Zénith également ce soir-là, on a vu le tribukaliste egypto-psychotique Semi Keba (Lui aussi manque de... enfin, il n'est pas de souche, d'évidence). C'est pourtant un vrai consanguin : identitaire, mais noir. Incongru me direz-vous ? Nooon. Les identitaires par exemple sont en parfait accord avec Kemi Seba : les noirs sont d'Afrique, les blancs sont d'ici. Donc, les noirs, hop, en Afrique. Le blogger natio comprend donc le combat de Kemi pour son peuple, car comme lui, dans la vallée hoho de Danaaaa lalilala, le peuple consanguin de France survit et lutte, sous le joug des islamogauchistes, comme un G. I. prisonnier d'une geôle insalubre quelque part au nord de Saïgon...

D'ailleurs Kemi Seba s'est récemment rapproché d'un autre bourgeon consanguin, l'inconoclaste "droite socialiste" dirigée par le propret Thomas Werlet. Cette meute de scouts ethno-différencialistes milite pour un sain renouvellement ethnique de la France. Nos amis sont d'inspiration gestapiste et de composition skinheadiste, mais accueillent également tout antisémite d'extrême-gauche. Et la Droite Socialiste a elle aussi reconnu en Kemi Seba un identitaire PUR. Ces bandes d'aimables chansonniers, qu'il s'agisse de la Tribu K ou de la Droite Socialiste, ont en outre régulièrement des accrochages avec d'autres illustres consanguins, ceux du BETAR ou de la LdJ. Ces derniers sont des consanguins dits sionistes, qui font montre d'une discipline de fer, d'un racisme impeccable, d'une islamophobie virile et d'une violence animale - dont devraient s'inspirer nos identitaires de souche, dame oui.

Au lieu de ça, force est de constater qu'ils tiennent des blogs, errent sur Meetic, organisent des kermesses à la campagne et distribuent une soupe populaire au lard. On a les Résistants qu'on peut.

04 janvier 2009

Le blogger consanguin ou l'Art Subtil du Camouflage

Le Consanguin sait que ses opinions peuvent faire trembler la démocratie, abattre la société matriarcale et changer le monde. Il sait bien, au fond de lui, qu'il est un Guerrier.

Jean-Feuques de Calfeutret sur internet.

Simplement, il a la sagesse tactique de se camoufler, et ne laisse poindre sa fantastique combativité que sur son blog, en attendant son Grand Soir.

Jean-Feuques de Calfeutret dans la vie.

Consanguin wants you !

Consanguin wants you !
*** Enrôlez-vous dans le Choc des Civilisations ***

And remember...